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UN MONDE DE CONTES






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My Japanese name is Norie Hyobanshi.


DISCUSSIONS ACTIVES

MES MONDES

AILLEURS SUR LES JOUEBS

Quel Plaisir, Plaisir..d'Être sur Terre, sur Terre !

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STARDUST

 

Dès mon arrivé j’ai senti que quelque chose d’anormal était entrain de se préparer. La veille Boss m’avait dit de ne pas m’inquiéter, qu’il avait une parade ‘infaillible’ pour garder sa licence européenne.

Quand j’ai voulu me rendre à mon bureau une teutonne d’au moins 1.80m me barrait la route. Elle avait les cheveux aussi blond que moi, un blond de blé, tirés en arrière et retenues par un élastique tellement serré que la peau de son front n’avait plus aucune ride et ses sourcils une allure d’étonnée permanent.

Elle me signifia de me rendre dans la salle, dite de séminaire ou réunion, au fond du couloir. Son accent germanique était à couper le souffle, le ton impératif. ‘Si vouz y n’aller pas je doiz vouz y phorcer.

Ca commençait bien. Dans la salle environ la moitié de mes subordonnées étaient déjà arrivés, ça clopait dure. Faut savoir que je ne fume pas au travail, ni je bois quand il y a un pot, je reste calme et avec de l’eau minérale. Question de force. Question d’hygiène de vie car comment diriger une équipe si vous ne donnez pas l’exemple ? Surtout s’il s’agit à 80% de femmes ? Rester la plus belle, la mieux habillé, teint frais et reposé, mince. Arriver largement une heure d’avance au boulot, travailler plus que les autres. Cela demande une certaine discipline. Je l’ai.

Je ne copine jamais au travail. Quand j’ai commencé ma carrière j’ai évité tout tutoiement, je reste sur le vous, avec à la limite le prénom. Managing américaine.

Si vous rentré dans le tutoiement et copiné en racontant vos déboires, si jamais vous êtes promus, merci bonsoir.

Les hommes sont mes ennemis potentiels. Normale, ce sont des carriéristes avec trop de testerons qui les rend agressifs et du coup doive se prouver tous les jours que face à une femme ils sont meilleurs. D’ailleurs ils gagnent plus que nous la plus part du temps et ce malgré la libération de la femme avec moult manifestations, en sus la pilule ; à part les soutifs je n’ai rien vu voler d’autre. Mes subordonnés masculins me craignent. Je ne laisse passer aucune faute ou que très rarement. Je connais chaque dossier du bout des ongles. Un tel a une maison à payer et une nunuche de femme qui fait des achats compulsifs. Pour se faire pardonner elle l’autorise à tirer son coup une fois par semaine, et encore. Un autre a trois enfants dont l’aînée doit poursuivre ses études dans une école payante. Il épargne pour les deux autres et sa femme, rencontré lors d’une fête de fin d’année à l’entreprise, est infiniment insignifiante, grosse avec un job débile à mi-temps qui consiste à appeler des entreprises pour leur vendre un encadre de pub pour une feuille de choux.

Je m’en fous comme de l’an 40 de savoir tout sur mes subordonnés. Mais c’est vital pour moi, de tout savoir car ceci explique cela. En clair, si un tel est imbuvable et excité comme un pou devant l’hôtesse d’accueil qui est aussi moche que mon balai ça veux dire qu’il n’a pas tiré son coup. Fastoche. Je le charge de boulot à tel point que je suis sûre que le travail initial sera fait car si non il reste devant son ordinateur à chatter avec des putes. Au frais de l’entreprise bien sûr.

Pour faire ma place je n’ai dû faire virer que deux. Faut dire que j’avais un sacré dossier face à ses carnassiers. Le reste c’est soumis. Mais je veille.

En ce qui concerne mes subalternes féminins j’ai eu bien moins de soucis.

Au départ j’étais l’une d’elles. Je les voyais régulièrement aux séminaires, en réunion de région et j’en passe. J’étais très à l’écoute je dois dire et j’ai gardé le vouvoiement. J’avais d’autres ambitions que d’être une pauvre responsable de boutique avec deux vendeuses dont une qu’à mi-temps. J’en avais d’autres que de devenir que coordinatrice de secteur et me faire chier avec des déplacements, des problèmes à la gomme ou faire des remplacements cause maladie ou règles.

Non. Vu mes diplômes je voulais arriver le plus haut possible. Au top. Avec un salaire au top. Avec des responsabilités. Top.

Après 4 ans de pause de travail fallait que je commence par le bas. On n’est jamais aussi bien servies que par soi-même n’est ce pas ? Connaître le b et le ba, la boîte. Essentielle.

 

En route pour passer l’entretien et arrivé devant ce building de grand standing, avant de franchir la porte tournante je me suis jurée que le monde allait m’appartenir.

J’avais pris soin de mettre tous les atouts de mon coté. Ni trop belle, à peine maquillée, ni overlooked, tailleur pantalon classe, aucun décolleté voyant. Chaussures petit talon. Je connaissais la boîte, m’étant renseigné un max mais là où je nageais dans la compote, je ne savais pas si je serai reçu par le patron ou par sa deuxième, DRH et DC du nom de Clémentine Martin. Oui elle occupait deux postes en même temps, la boîte était à ses premiers balbutiements toute fois très prometteuse. Déjà 34 ouvertures de magasins en France, 10 en Italie, 5 en Espagne et une de prévue au Portugal.

C’est Clémentine qui m’a reçu. Franchement de fois je me demande comment les parents choisis les prénoms.

Son bureau avait la taille d’une salle de bains HLM chiottes y comprise. Pour le reste, un foutoir. Petit bureau en formica taché par des ronds de tasses à café, fax, téléphone fixe, papiers, dossiers éparpillés. Cendrier remplis de clopes. La peinture sur les murs d’un jaune pisseuse, écaillé par endroits n’ajoutait rien au bonheur de bosser là. Ni la minuscule fenêtre qui donnait vue sur une bouche d’aération à l’extérieure. Accroché au mur ne se trouvait rien d’autre qu’un énorme plan de l’Europe et des petites fanions français qui marquaient chaque pays, villes conquis.

Seule lumière dans tant de grisaille, pardon jaune foutoir était sa chaise en cuir marron que j’ai vu quand elle a daigné se lever pour me dire bonjour.

Comment la décrire ? On va dire je suis mince, elle, elle était maigre. Aussi plate qu’un cure-dents. Sec et sèche. Pas vraiment jolie. Brune. Avec pleins de poils sur ses bras. Bouche en cul de poule. Pas encore veille mais ne plus jeune non plus. Après une poigné de main molle et du bout de ses doigts elle m’a prié de m’asseoir sur l’unique chaise qui meublait son bureau et qui était inconfortable à souhait.

Au vu de tous ces indices je me suis adapté. Mais bien sûr. Il me fallait ce job et j’allais l’avoir. J’avais maquillé mon CV juste de ce qu’il faut pour combler 4 ans d’absence sur le marché du travail. Non, je n’avais pas mis ‘en attente bébé’, vous me prenez pour une conne ?

J’ai pris soin de mettre comme dernier employeur un copain qui travail en free lance, journaliste, qui photographiait de temps en temps des models et stars à leur demande et dont mon job plus que fantaisiste consistait à les conseiller sur les vêtements et maquillage.

En évidence son phone.

J’ai même pris soin de stipuler un autre employeur, ami sûr pour lequel j’ai bossé au black, back-stage, histoire de nous faire gagner de l’argent tous deux. Oui, j’ai travaillé dans un certain cabaret, non pas en tant que danseuse nue mais en tant qu’hôtesse qui prend les manteaux et sacs en otage mais nullement comme conseillère vestimentaire ni styliste pour les show.

Vous aurez compris, j’ai adapté mon CV. En couvrant mes arrières.

 

Au vu de mes diplômes, vrais, j'ai vu une hésitation. Sursaut.

Elle n’arrêtait pas de taper avec son stylo Bic sur mon CV.

Ce qui m’agaçait hautement.

Cette nana était loin d’être stupide.

Long temps après je me suis demandé si elle n’avait pas pressenti à cet instant précis sa chute en me voyant ainsi que mon CV.

Pourquoi vous voulez ce job ? M’a t-elle enfin demandé. Il n’a rien de glorieux rapport vos diplômes. Vous savez vendre ?

En même temps elle commençait à faire le numéro de mon dernier employeur.

Entrain de réfléchir quoi répondre si possible spontanément, la porte s’ouvert en coup de vent.

-         Clém tu m’arrange ça ! Rodrig me refuse le bail pour ce minable 30m² dans son centre commercial ! C’est le toupet ! Vous avez eu Sanchez ? Bordel de merde putain de con j’ai mon billet d’avion de réservé pour décoller ce soir pour Madrid ! C’est quoi ce merdier ?

Et puis il se tourné vers moi.

Un regard. Une sensation.

Rien de plus. Je venais de rencontrer Boss.

My big Boss.

Costard Ar.mani, chemise bleue, cravate Her.mes, chaussures Wes.ton.

Classe.

Et la Clém a accroché au nez de mon dernier employeur.

Elle était jaune. Aussi jaune que son bureau. Une bileuse, ai-je constaté.

 

J’ai tout de suite sentie qu’il appartenait aux womanizer. Question de feeling. Ce sont les meilleurs amants. Ils aiment les femmes sous toutes leurs coutures si vous me permettez de m’exprimer ainsi.

Et j’ai senti qu’il se payait la Clém. Aha. Intéressante.

Voyez, ça c’est mauvais. Faut jamais coucher avec son patron. Sous aucun prétexte même si vous êtes paf ayant bu trop de champagne au pot de fin d’année ou parce qu’il vous a invité.

Appelez un callboy, un ami d’enfance, qu’importe. Même le mec de votre meilleure amie, voir son frère feront l’affaire. Au pire votre vibro.

Jamais votre Boss.

 

C’est qui celle-là ? A t-il demandé.

Une nouvelle recru. J’ai un doute là, tenez, son CV. A-t-elle répondu.

Il l’a pris. Examiné.

Donnez-lui la boutique la plus pourrie ! A-il ordonné.

Comme ça nous verrons ce qu’elle a dans le ventre !

Appelez Sanchez ! Aucune envie d’y aller pour rien !

J’ai horreur que l’on parle par-dessus de ma tête. Certes, je voulais ce job. Mais il y a en moi ce quelque chose qui se rebiffe quand on ne me traite pas à ma valeur. Je suis rétive.

Je me suis donc levée et m’adressant uniquement à lui, j’ai dit ok pour votre boutique pourrie. Par contre dans 6 mois nous nous reverrons. Je vous demanderais une augmentation sur mon salaire d’autant de pourcentage que j’aurais fait pour votre boutique. Pourrie.

J’ai regardé droit dans ses yeux qu’il avait bleu et j’ai tendu ma main give me five.

Là, il m’a vraiment regardé.

On va dire d’un œil connaisseur.

J’ai réussi à ne pas rougir.

-Marché conclu ! C’est comment votre nom ?

-Jones.

-Non, votre prénom !

-Bridget.

-Ok. La boutique se trouve à X, ça vous convient ?

-C’est parfait. C’est comment votre nom ?

-Pardon ???

-Votre prénom.

-Ah. Je vous le dirais la prochaine fois !

Sourire timide.

 

Je me suis avancé, ai ouvert la porte. Me suis retournée.

-Au revoir Sam. Dans 6 mois.

En partant, en dehors d’avoir vu la surprise de Boss j’ai vu les lèvres pincées de Clém. Aujourd’hui encore je suis certaine qu’elle était parfaitement consciente d’avoir fait une grosse connerie.

M’embaucher.

 

6 mois plus tard.

Un séminaire régional décentralisé.

Les filles, enfin les autres ont pris de train, le bus, que sais-je.

J’ai pris l’avion.

Avec dans ma poche les frais du déplacement.

Boss plus beau que jamais.

Avec lui la Clém, son expert-comptable, une secrétaire. La styliste maison. Et une inconnue.

Une à une les filles sont passées dans le bureau improvisé, à la chaîne, la bonne partie sous lexo ou autres tranquillisantes pour tenir le coup de devoir se justifier sur leur CA, le turnover.

Ca, j’avais remarqué. Un turnover fou, néfaste pour une boîte qui démarre.

Mon tour ne venait pas.

Par contre j’ai vu les filles sortir de cet entretien quasiment hystérique ou en pleurs, rarement souriantes.

Ben voyons.

Il y a eu une pause.

La Clém se jointe à nous.

Ca clopait dur, elle aussi.

Pas moi.

Vous avez déjà vu une ruche d’abeilles ? Toutes ces ouvrières qui s’échinent ? Oui ?

Eh bien c’était ça.

La Clém nous l’a fait dans du maternelle, privé, histoires de sa vie. Uniquement dans le but de tirer les vers du nez des filles, de les faire parler, eux. De rassurer ceux effondrés. Assez grossier mais ça marche. La Claudie d'Amiens raconte ses déboires personnels, Sylvie du Calais en rajoute et j’en passe.

L’autre écoute. Je vois déjà d’ici demain le rapport qu’elle va faire.

J’ouvre ma bouche, je dis : La dernière collection était moche.

Silence total.

Il nous a fallu un énorme effort, je dis bien énorme effort à nous tous pour vendre cette gamme naze. Avez vous réfléchie sur la prochaine collection ? Pour rattraper le manque à gagner ?

Silence total.

Ahhh ! Quand Bridget parle tout le monde se tait ! Me répond la Clém.

Silence. Tous leurs regards sur moi.

-Justement, j’allais vous la présenter, la voilà, venez donc, voilà Justine qui sort de chez Ch.anel !

Elle a remédié sur notre nouvelle collection qui sort en octobre ! Les filles, promettez-moi, vous allez faire un tabac ! Celle d’entre vous qui fera le plus de chiffre d’affaires aura un collier en perles d’une valeur de 2000 Euros et partira tout frais payés en vacances pendant une semaine ! C’est pas un deal ça ? Hein ?

Pour motiver les troupes j’ai vu pire.

Inconvénient. Je déteste les perles.

Ok. La carotte ça marche toujours, les filles sont enthousiasmées.

Un regard. Justine. C’est viscéral. Je ne l’aime pas. Une fauchetonne de première. Une ‘pas claire’. Aussi bien habillé que moi, nos fringues nous sont offertes par la maison, cheveux très courtes et courtes sur pattes, fausse rousse, nez à la Pe.ter P.an il ne m’en a fallu que 3 secondes pour détecter qu’elle était gouine. Non, je n’ai rien contre. Non, vraiment. C’est qui compte pour moi c’est la compétence niveau boulot des gens, pas leurs tendances sexuelles. Je m’en fous de leur vie privée sauf si ça concerne mon boulot. Intéressante le choix de Clém. La Justine s’avance vers moi, me tend son paquet de Malbo.

Non, merci. Je dis.

Ah ? Tu kifs, kifs ? Elle me répond en joignante le geste à ses mots.

Quelques rires isolés fussent, vite arrête par mon regard de glace.

Non plus, non. Je réponds.

Par contre je baise vachement bien. Surtout celles qui le méritent.

La salle éclate de rire. Elle est pour ses frais. Et devenue mon ennemie.

 

Après la pause mon tour est venu.

Assis sur une chaise pas très confortable et à 3 mètres du pôle décideur les questions ont fusées.

J’avais choisi mes vêtements avec soin. Je m’étais décidé pour un tailleur/jupe noire avec un haut en dentelle qui allégeait le coté stricte et apportait une fantaisie en dehors du fait de mettre ma poitrine en valeur ainsi que mon soutif assorti. Je portais des collants légèrement brillantes ‘brume’ qui à chaque croisement de jambes crissaient délicatement et bien sûr, déjà, une paire de chaussures Yves, rares, noires laquées et grise, acheté en solde, de 10cm. J’avais relevé mes cheveux en chignon style Catherine D. Classe, je vous assure.

Assis là j’ai levé ma main pour interrompre la diatribe de mes interlocuteurs.

Une question à la fois. Ai-je dit.

Silence.

Dans tout cet assemblé il n’y avait que deux hommes.

A la Sharon j’ai croisé mes jambes et j’ai attendu.

Silence.

Que voulez-vous, faut savoir jouer aussi avec ses atouts féminins. Cependant à bon escient.

C’est la Clém qui a attaqué.

Forcement. Elle voulait savoir comment j’avais réussi de faire une augmentation de 30% avec cette ‘collection naze’. Belle entrée en matière, chapeau, mais je m’y attendais.

Avant que je ne puisse répondre Boss se levé, est venue vers moi. Du coup je me suis levée aussi. Du coup nous faisions la même taille.

Bravo Bri ! Fantastique ! La seule boutique avec une augmentation de CA de 30%, en plus une boutique pourrie ! Vous allez donc participer à notre nouveau concours challenge !

Non. J’ai dit.

Pardon ? Il a répondu.

Il y a 6 mois je vous ai dit que je souhaitais avoir le pourcentage d’augmentation obtenue pour votre boutique pourrie sur mon salaire. J’ai dit.

Vous tenez vos engagements ? Ai-je rajouté.

Toujours ! Il m’a répondu.

Il se tourné vers son expert-comptable.

Ca lui fait combien ? A-t-il demandé.

J’avais déjà fait mes comptes. 30% de plus sur la base de mon salaire cadre était loin d’être négligeable. Je me suis dit ça marche ou ça ne marche pas, mais faut pas cracher sur le fric. Ni sur mes ambitions de tueuse. Tant qu’a faire, hein ? Aucune envie non plus de rester dans cette boutique pourrie.

Le comptable a annoncé le chiffre de mon futur salaire.

La Clém a fait la moue.

Boss a dit : Adjugé ! Vous voulez autre chose ?

Oui. J’ai dit.

Je voudrais m’occuper de tous les départements de la zone X.

Dès le mois prochain. Coordinatrice.

Silence.

Quelle sont vos conditions cette fois ci ? Votre but ? M’a-t-il questionné.

En souriant.

Une augmentation globale de 10% de toutes vos boutiques. Je veux main blanche. Et les 10%  ou le pourcentage obtenue en plus sur ma paye. J’ai déjà formé une remplaçante pour votre boutique pourrie. Je m’appelle Bridget, Sam et non Bri. Ai-je répondu.

Silence de mort.

Il m’a tendu sa main. Accord confirmé.

Je m’appelle Samuel et non Sam. A-t-il précisé.

Autre chose ?

Oui. Ai-je répondu. Ma note de frais. Je suis sérieuse.

-Vous n’êtes pas venue par vos propres moyens ?

Par train ? Taxi ? Bus ???

-Non.

Et j’ai sorti ma note de frais avion.

Alors là, il a éclaté de rire, mais alors d’un rire que j’ai adorée par la suite !

Vous ! Ca promets ! Franchement. Thierry remboursez-là !

Et moi j’ai pensé, toi aussi tu promets, tu tiens parole. Nous sommes faites l’un pour l’autre.

 

 

Et les autres se sont tout écrasés. Enfin pas toutes à fait. Comment oublier le regard de la Clémentine.

La Justine n’était pas un vrai obstacle pour moi. Pensez. Elle devait travailler avec l’autre styliste, une ancienne qui en avait vu d’autres. Une espagnole. Agée et prés de la retraite elle savait bien qu’elle était sur la touche. Elle ne vivait que pour son unique enfant, un garçon nommé Raoul. Pas de mari. Par contre niveau compétences elle était imbattable. Si la dernière collection avait foiré, ce n’était pas à cause d’elle, mais de cette nouvelle.

A la fin du séminaire de région elle s’approcha de moi pendant que toutes les autres se jetaient sur le buffet digne d’un cinq étoiles.

J’ai besoin d’air. Elle m’a dit.

Je connais un petit bistro pas loin d’ici. Vous avez envie de venir ?

 

J’avais envie et nous sommes partis.

 by herself SEPTEMBRE 2009 

 

Cette histoire est fictive. Toute ressemblance avec des personnes ou entreprises ne serait qu’un hasard fortuit...Ou pas. -:)

Ecrit par brigetjones30, le Dimanche 6 Septembre 2009, 20:00 dans la rubrique "AU JOUR LE JOUR".
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