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My Japanese name is Norie Hyobanshi.


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Quel Plaisir, Plaisir..d'Être sur Terre, sur Terre !

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STARDUST

 

Dès notre arrivé le serveur nous a donné la meilleure table. Il a enlevé le pliant ‘réservé’ et nous voilà installés. Malgré la convivialité de l’endroit, petites tables avec nappes à carreaux d’autre fois, serviettes assortis, et deux tables plus loin une personne du show-biz, j’ai gardé ma distance. Restais méfiante. Service rendu, service dû.

Je m’en doutais bien qu’Anna, c’était son prénom, avait une raison de m’inviter. Restait à savoir laquelle.

Or quand on veut monter en grade faut savoir quel est ce service que la personne en face vous offre. Il se peut par la suite que le service à rendre soit plus important que celui reçu. Je n’aime pas ça. Mieux vaut rester indépendant et ne rien devoir à personne. 

Elle a commandé des antipasti et un Chianti et moi j’ai allumé ma premier clope de la journée. Elle aussi. Sourires. Décompression.

Elle non plus je ne l’avais pas vu fumer. Froide comme un iceberg. Devant les abeilles.

Quand les antipasti sont arrivés nous avons picoré dedans. Délicieuse avec le Chianti.

Je suis sûre que vous vous demandé pourquoi je vous ai invitée. M’a-t-elle interrogé.

Puede ser. Ai-je répondu.

Sourires.

-Vous parlez combien de langues Bridget ?

-Qu’importe.

Elle a pris son verre de Chianti, bu une gorgé.

J’ai goûté les antipasti.

Anna était aussi belle que Anouk A. Cette femme avec une discipline de fer, avait su garder l’essentielle. Sa compétence et sa beauté. Sa place dans l’entreprise. Avec une discipline d’enfer.

Voyez question de feeling, il y a un moment ou il faut jouer cartes sur table. Ou pas.

Cela dépend de la personne en face de vous. Cependant j’attendais.

-Ok Bridget. Je vois en vous un potentielle incroyable. Je veux la chute de Clémentine et je ne vois que vous pour l’obtenir. Vous étiez extraordinaire cet après-midi.

Un pas en avant sur l’échiquier.

J’ai avancé ma tour.

-Pourquoi ? Après tout elle occupe deux postes. Faut le faire…

-Parce qu’elle est néfaste. Sans elle Samuel se porterait mieux. L’entreprise aussi.

-Vous oubliez, je n’ai demandé qu’une place de coordinatrice. Ai-je répondu, prudente.

Elle a sourit. Demandé une autre bouteille de ce bon Chianti. Allumée une autre clope.

-Je sais que la prochaine fois vous demanderez sa place. A la Clémentine. Et je vais vous aider pour l’obtenir.

Au vu de ce que j’avais déjà vu, j’ai dit. : Certes j’ai déjà remarqué quelques failles flagrantes…

J’ai avancé ma Dame.

Bridget j’ai attendu ce moment depuis longtemps. Rien, personne ne se présenté ayant votre gabarit. Mais la, je sens que c’est le bon moment. Enfin. M’a-t-elle avoué en soupirant. 

 

En picorant dans les antipasti je me suis demandé s’il fallait mettre mon roi en danger. Elle avait avancé des pions. Mais ne pas assez. Je n’aime pas le lêche-cul non plus. Méfiance donc.

Voyez je ne connais personne, mais alors personne qui vous donne quelque chose de gratos, niveau boulot je parle. En privé j’ai eu de la chance.

Ecoutez Anna, je comprends. Mais qui me garantit mon succès ? In fine ? Quelle est le prix de votre ‘garantie?’ L’ai-je sondé.

Elle a avalé une bonne gorgé de Chianti. M’a regardé.

-Comprenez, j’ai dit, vos collections valent de l’or ! Sincèrement je ne me vois mal partie avec l’autre conne !

Elle a rit. Un rire rauque.

C’est assez simple Bridget. Elle m’a répondu.

C’est plus que banale…

Elle a bu encore une autre gorgé de ce bon vin et un couple, plus que connue s’approché.

Karl et sa nouvelle découverte. Claudia S.

Je n’étais nullement impressionnée.

Tout le monde chie, eux aussi.

Bisous, embrassades.

En plus ils n’étaient pas des inconnus pour moi.

Anna s’en est bien rendu compte.

Vous savez quelques phrases de Karl si cyniques d’habitude mais là plutôt affectueux.

Compatriotes.

Claudia. Son regard. Putain, pourvue que Bri ne me vends pas.

Faut savoir là boucler.

J’ai sourie. Elle a sourit.

Et j’ai dit froidement à Karl que j’espérais qu’il fera défiler la si belle Claudia S. qui démarrait  pour notre nouvelle collection. J’ai dit à Claudia, tu me dois bien ça, non ???

Elle n’a pas moufté.

Elle à sourit. Et dit bien sûr. N’est ce pas Karl ? Qui a acquisé.

 

Du coup Anna, une fois que nous étions seules m’a dit ‘Echec et mat’.

J’ai la soixantaine passés.

Je pense que je suis trop vieille.

Je….

Arrêtez ! J’ai dit. Votre histoire banale ? Une autre fois. J’étais fatiguée.

Je n’avais même plus faim et elle avait bu trop de vin. Faut rester réglo, telle a toujours été ma devise et en accord avec sa conscience. Ne pas manipuler ou profiter des autres dans un moment de faiblesse.

Je me suis rendu à la caisse voulant payer mais tout était déjà payé.

Par Karl.

 

Le lendemain j’étais de retour chez moi. J’ai fait des acquisitions. Je me suis rendu dans un magasin de sport et j’ai acheté un punching-ball ainsi qu’une paire de gants de boxe.

Je vois toujours le regard du vendeur. Ses sourcils froncés l’air de penser mais qu’est ce qu’elle va faire avec ???

J’ai demandé à mon voisin, un jeune homme charmant, de me l’accrocher dans mon studio que j’occupais alors, dans l’angle de mon séjour/cuisine. Il m’a fait du bon travail. Je lui ai payé une bonne bière bien fraîche et après nous avons testé l’installation.

Il ne m’a posé aucune question sur ladite installation, m’ayant vu taper.

Comprenez, la tâche à laquelle j’allais m’atteler demandait beaucoup d’efforts. Non, aucune envie de courir pour rien, faire du jog en inspirante de l’air pollué.

Un truc comme ça, ça défoule et ça muscle. J’avais acheté aussi une corde à sauter. Pour garder mon ventre plat je coinçais mes pieds sous le radiateur.

Faut être en forme si vous voulez gagner.

J’avais ma salle de gym chez moi et le truc mode à l’époque de Davina ne me tentait nullement.

Oh, j’ai commencé doucement. Mon entraînement. Mais par la suite ça allait de plus en plus vite.

J’avais environ 10 boutiques à ma charge et chaque mois il s’en ouvrait d’autres, dans d’autres secteurs mais aussi dans le mien. Chaque ouverture impliquait ma présence sur 3 jours minimums, dimanches y compris. Formation des futures responsables, des vendeuses, mise en place, merchandising, j’en passe.

Et tant qu’elle le pouvait la Clém me mettait des bâtons dans les roues. Sur tout. Marchandises qui n’arrivaient pas ou avec un retard qui faisait bosser tous très tard. Dans d’autres boutiques elle avait ses chouchous avec un chiffre d’affaire nulle.

Moi. Moi je tapais dans mon punching-ball autant que je pouvais et je faisais SON dossier.

Toutes ses erreurs et ce à tout niveau. Uniquement boulot. Faut dire aussi que c’est elle qui embauchait les responsables. Faut dire aussi, puis que j’avais main blanche, j’en débauchais. Cause incapacité de remplir le poste.

Guerre froide.

Je restais intègre et les filles petites à petit et ayant vu par les actes de ce que j’étais capable de faire, de décider, d’obtenir me respectaient de plus en plus.

J’avais décidé qu’une fille de mon secteur allait gagner ‘le challenge’. J’avais décidé que mon secteur serait ‘le meilleur’. Fallait scorer, nous allions scorer.

Je n’ai pas hésité d’aller dans mes boutiques en fin de mois, en rade de chiffre, pour les aider à le faire. Et nous le faisions.

Le reste du temps je contrôlais. Personne ne savait jamais où et dans quelle boutique j’allais débarquer. Il n’y avait aucune règle, aucune régularité. Je contrôlais la caisse en priorité. Le stock, sur-stock. Quand il en avait trop, allez hop je faisais transférer dans une autre boutique.

Pendant ce temps toujours et toujours Clém.

Mon dossier était bien, mais il m’en manquait des données pour la faire tomber. Malgré sa nullité de plus en plus flagrante, ses chouchous dont une dans mon secteur.

Le hasard ? L’intuition ?

En tapant dans mon punching-ball suivi maintenant d’au moins 200 sauts à la corde et 150 abdos pieds sous mon radiateur, étant sous la douche l’inspiration m’est venue.

La veille encore cette conne m’avait appelé pour que je lui donne tous les stats de toutes les boutiques de mon secteur. No soucis. Mais là, sous la douche…

 

Ressortie, enveloppé d’un peignoir douillet et ayant à ma porté un verre d’excellent bordeaux j’ai réexaminé toutes les stats.

La vérité était cru, réelle, incontournable, flagrante, délicate.

Je n’ai pas dormi de la nuit.

Au petit matin et en buvant mon café bien mérité j’avais pris la décision d’attendre les 2 semaines qui nous séparaient de notre grand séminaire.

A Paris.

Ca me laissait le temps de tout vérifier, d’être sûre.

Les ouvertures, le score à faire, un petit détail m’avait échappé.

Enfin un grand.

Enfin une magouille de premier et de taille.

Avec tout le reste ça permettait la chute de Clémentine.

Fallait encore que je m’y prenne bien.

 by herself SEPTEMBRE 2009

Toute ressemblance et blablabla....Voir article 988. Merci.

Ecrit par brigetjones30, le Jeudi 10 Septembre 2009, 00:33 dans la rubrique "AU JOUR LE JOUR".
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