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UN MONDE DE CONTES






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My Japanese name is Norie Hyobanshi.


DISCUSSIONS ACTIVES

MES MONDES

AILLEURS SUR LES JOUEBS

Quel Plaisir, Plaisir..d'Être sur Terre, sur Terre !

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STARDUST

 

J’ai pris mon vol le vendredi pour le siège qui se situait à Y ayant obtenue un Rdv perso avec Big Boss. Je l’ai prise et mes trois dossiers avec.

Le séminaire avait lieu dimanche à Paris, comme d’habitude dans une salle louée style fêtes et les responsables, coordinatrices seraient logés par deux dans des hôtels aux alentours.

Quand l’avion a décollé je me suis dit que je n’avais rien à perdre.

Je me suis dit ça passe ou ça casse.

 

J’avais recueilli un maximum d’informations. Je m’étais déplacé. Ayant les clés de toutes mes boutiques je m’étais rendu sur place la veille et le lendemain deux heures en avance sur l’ouverture, vérifié les boutiques concernées par mes soupçons. Une à une.

Faut savoir les caisses ont une bande en double que toutes les boutiques doivent garder, histoire fisc. Comptabilité. J’ai vérifié donc ses bandes, rouleaux pour retrouver les montantes des cheques dites ‘remplis à la main’, car bien sûr j’étais allé un samedi et la ‘remise’ était prévue pour lundi. Normalement tous les cheques passent via ordinateur et sont remplis automatiquement. Il se pouvait, certes et à cette époque là, qu’une cliente le remplissait à la main. Il me fallait donc trouver le ticket correspondant au montant. Si ticket y avait.

J’ai ouvert la boutique aux vendeuses car la chouchou de Clém avait largement une demi-heure de retard. Elle m’a donné une excuse bidon. J’ai sourie.

Elle n’a nullement remarqué que j’avais eu tout mon temps de faire un mini-inventaire. Je suis donc partie en motivant la troupe et avec ce sourire bêta de la part de la responsable l’air de dire, je t’ai bien eu.

 

Quand j’ai frappé à la porte de Boss mon cœur cognait. Il était debout regardant par la fenêtre ou il n’y avait rien à voir. Guerre mieux que celle de la Clém, son bureau était toutes même plus avenant. Couleur marron et sable sur les murs, bureau en noyer, tableaux de valeur notamment un Toulouse-Lautrec d’origine. Oui, j’ai l’œil. Son bureau était couvert de dossiers certes, mais rangés. Sur la moquette gondolante il avait fait poser un tapis de valeur. Kelim. Pas de cendrier. Non-fumeur.

Je me suis présenté à lui habillé simplement d’un jeans et d’un t-shirt boutique, cependant cheveux relevés en chignon. Sac de LV et high-heels italiennes de 12 cm. Rares. Fait en peau de serpent teinte multi-couleur. Mes chaussures fétiches.

Mon signe dans l’horoscope chinois est le serpent. Signe de sagesse. Et j’aime les serpents.

Il se retourné et j’ai vu de suite qu’il était fatigué. Moi aussi, ça tombait bien.

 

-Alors Briget ? Quoi de si urgent à m’annoncer ? En aparté ???

Voilà Samuel, j’ai dit. Et posé mes dossiers. Je voudrais que vous en preniez note.

Avant le séminaire.

Pendant les vingt minutes qui ont suivi l’analyse de mes dossiers j’ai regardé son visage. De l’étonnement à la colère. Impressionnant.

-Par qui vous avez eu tous les stats ?

Par mes collègues coordinatrices. Ai-je répondu. J’ai rassemblé les trois autres et nous nous sommes concertés.

Ca dure depuis combien de temps la ‘clique’ des chouchous’ ? M’a-t-il interrogé.

Je ne sais pas de ce qui c’est passé avant, mais, m’est avis depuis bien avant mon arrivé. Ai-je avancé.

Il se levé et a fait les cent pas dans son bureau plus que petit.

-Mais c’est fou Bridget ! Tout ce fric ! C’est incroyable ! Et moi qui me demandais…

Il se passé la main dans ses cheveux bruns qu’il avait beaux, tout en marchant en rond. J’ai su plus tard que c’était sa manière à lui pour réfléchir.

-Peut-on les coincer, les chouchous de Clém ?

-Je ne peux pas répondre pour les autres, juste pour celle de mon secteur.

-Comment ?

Eh bien elle se fait livrer de la marchandise pour ce week-end. Samedi. Soit la marchandise est dans la boutique soit….Chez elle. Ou ailleurs. C’est un risque à prendre de faire une perquisition chez elle mais vu la somme détourné…Ai-je avancé prudemment.

Son compagnon sera là. Dimanche.

-Et vous me dites que Clémentine passait régulièrement dans les boutiques pour prendre son pourcentage sur les cheques à la main ?

-Les autres coordinatrices m’ont confirmé seulement qu’elle ne passait que dans ces boutiques là. Oui.

-Vous leur avez parlez de vos soupçons ???

J’ai regardé Boss et dit : Vous me prenez pour une imbécile ???

Bien sûr que non, m’a-t-il répondu. Excusez-moi.

 

Il a pris le phone. Il a pris le risque. Perquisitions chez X dimanche matin.

En tout depuis six mois que je m’occupais de mon secteur elle avait détourné pas loin un millions de Francs. Si, si.

Les voleuses sont bêtes. Et l’adage : Qui vole un œuf, vole un bœuf confirmé. Au départ c’est juste un peu, par la suite…

Je m’étais accordée avec mes consœurs coordinatrices.

Quand une boutique manquait de came, vêtements je transférais le sur-plus d’une autre dans une de leurs boutiques qui en manquaient. Avec une feuille d’inventaire à l’appuie. 

Sans passer par la maison mère. Gagne temps impressionnable, vente à l’appuie.

Or une boutique qui commande à tire la rigo, chiffre d’affaires juste présentables, voyez, quand ça ne colle pas elle doit être en sur-stock. Et quand vous voyez qu’il n’y en a pas, ben vous vous posez des questions.

Pour les cheques idem.

 

Dans ce bureau si étriqué, en face de cet homme, j’attendais.

Calmement.

J’avais tout mon temps pour moi. Et toute la force. Cœur cognant.

Ma vie personnelle était partie en dèche.

Couchée sur ce carrelage froid de ma salle de bains.

Hurlante ma détresse, j’avais cru devenir folle. Vraiment.

Seule. J’étais seule et mon mari dans un déplacement naze. Qu’importe. Ce jour la, enfin cette nuit j’ai compris que nous naissons seuls et nous mourrons seuls. J’ai compris que nous pouvons nous faire accompagner sur le chemin de notre route de la vie. Peut être.

Mais dans les pires moments de ma vie j’ai toujours été seule, in fine.

Toujours.

J’avais presque réussi à passer les 3 mois.

Le bébé était parti. Une fois de plus.

Une souffrance telle que personne ne le puisse s’imaginer. Sauf celles qui l’ont vécu.

J’ai repris mes esprits. J’ai constaté que je n’étais pas folle.

Nettoyée les dégâts, épongé, mis ma chemise de nuit dans le lave-linge, les torchons etc.

Le lendemain j’ai vu mon gynécologue entre deux patientes.

Non, pas besoin d’un curetage.

Mais j’ai obtenu une invitation à dîner.

J’ai décliné.

Quand mon mari est revenue je ne lui ai pas parlé de ma mésaventure.

De mes soucis.

En plein ascension dans sa carrière il ne les aurait pas compris.

J’étais en plein baby-blues, la chute d’hormones infaillibles à la clé.

Je n’avais pas envie de faire l’amour.

Frustré il m’a balancé la phrase qui tue.

J’ai demandé un break.

A cause de cette phrase et ne pas pour un autre homme.

J’allai faire ma place, et il en allait baver.

Déjà par mon absence.

 

 

-Bon Briget autre chose ?

-Non, juste des bagatelles. Dans mes dossiers.

Je me suis levée.

Il s’assis.

Restez. Il a dit. Je crois que j’ai tout faux.

Non. J’ai dit.

Mais faut avoir des bons collaborateurs. Personne ne peut créer un empire sans eux.

-Comment vous voyez ‘mon empire’ alors ?

-Ecoutez le séminaire est dans deux jours. Lisez mes dossiers. Prenez du recul si vous me permettez de vous dire ça.

-J’adore votre français. Il a dit en souriant. Ce charmant accent.

Ca voyez, j’ai mal pris. C’est comme si on m’avait dit ‘t’habites chez tes parents ?’. En plus ce sourire charmeur. Enfin dans ce contexte là.

Faut me comprendre. La vie d’une femme plus que jolie est loin d’être facile. Le fait d’être blonde en rajoute. Déjà à cette époque les blaques sur les blondes foisonnaient. Bien sûr être jolie vous aide. Mais en plus si vous êtes loin d’être conne peut être à votre désavantage.

 

Boss ? J’ai dit, on se verra dans deux jours. Si je n’ai pas une réponse fiable de votre part, une proposition conséquente, vous aurez ma démission sur votre table le lendemain.

Et je suis partie tête haute.

Aucune envie de m’investir pour un naze.

Enfin je suis arrivé jusqu’à la porte.

-Bridget ! REVENEZ !!!Ceci est un ordre !!!

-Non. J’ai ma fierté. Et je n’aime pas bosser pour un naze !!!

-Pardon ??? MOI un naze ?

-Oui un naze qui ne voit rien, qui couche à tire la rigo avec je ne sais qui, d’ailleurs je m’en fous mais je trouve cela dommage et puis j’en ai raz le bol, puisque je viens de vous présenter sur un plateau non en argent toutes les solutions ! Oui, je sais je n’aurais pas des remerciements, mais vous, vous me faites chier !

-Et vous donc, hein ! Non mais ! Je reçois un appelle de votre part, mais faut savoir que mon phone sonne tout le temps !!! Voyez la chance que vous avez eu pour obtenir ce Rdv ? Car mon agenda est plein ! PLEIN !

D’accord je me suis fait une espèce d’idiote un soir de désespoir après mon divorce mais ses diplômes étaient corrects. Ok elle m’a baisé. Elle a profité on va dire et vous, hein, vous arrivez là comme une boule dans un jeu de quilles ! Vous me perturbé ! Vous, vous vous me….

-Je vous interloque ? Je vous perturbe parce que je vous ai démontré par A plus Z les failles de votre entreprise ? Parce que ça sera MON secteur qui va gagner le challenge malgré que l’anorexique ait truqué les statés ? Toute fois seulement si VOUS êtes correcte ! Juste ! Parce que VOUS me devez 15% de plus en salaire au lieu de 10% ??? Ha ! On aura tout vu ! Non mais !

Pas de bol, pendante cette joute oratoire je me suis gratté la tête, une chose, un tic que je fais toujours quand je suis énervée ou quand je réfléchis. Mes épingles ont lâché et mes cheveux longs d’un bon mètre, toutes en boucles se sont éparpillés. Style Sissi en blonde. Je n’ai pas tenu compte et tout en lui disant que j’avais fait un travail de manarde, même pas prise mes congés depuis un an, je me suis approché de son bureau et de lui ou trônait un petit bol en faïence de Gien remplis des crayons papier multi-couleur avec notre pub dessus.

Il n’a pas bougé quand j’y ai prise 3 crayons. Mais nos regards se sont croisées.

Hungry eyes.

Un réflexe ? Une défense ? Aucune idée. Ô combien de fois ai-je vue ce regard dans les yeux des hommes.

Je lui ai foutu une baffe. Oui. C’est parti toute seule.

J’ai pris les crayons et mes suis fait un chignon à la Japonaise voir chinoise.

Lui n’avait pas broché. Il est resté de marbre. Il a encaissé.

Consciente d’avoir perdu ma place pour de bon à cause de mon caractère slave et par la fatigue sans doute, j’étais extrêmement surprise quand il se levé, pris ma main et s’excusé.

Oui, il s’excusé.

-Sur votre CV était marqué célibataire…

J’étais assis sur le cul. Au propre qu’au figuré car j’ai juste eu le temps d’attirer vers moi une des chaises visiteurs.

Je le suis. J’ai dit. Mais je ne suis pas une proie. Comme ça c’est clair ? Sinon j’ai un mari. Je suis en break.

Hochement de tête de sa part.

 

Et si on parlait maintenant ? Vraiment ? Comprenez je ne peux attendre dimanche pour connaître, savoir comment VOUS voyez ‘mon empire’ ! Ce est-t-il exclamé.

Combien vous valez Bridget ? Combien me coûtera votre place dans l’entreprise. Que voulez-vous exactement ?

-Je n’ai pas envie de jouer au chat et à la souris. Ai-je répondu. Ce que je vaux ? Tellement cher que vous ne pourrez pas me payer. Ce que je veux ? La place de Clémentine. D’ailleurs dans votre tête c’est déjà claire, non ?

Hochement de tête.

Alors je pense que pour ce poste un salaire de ***** € serait normal pour débuter. Ai-je avancée.

Ok. M’a-il confirmé.

Plus avantages. J’ai osé.

-Qui sont ???

-Votre carte d’or entreprise. Main blanche. Je veux que vous soyez disponible pour moi et réciproque 24h sur 24. Je veux…Je veux…

Ma liste était longue.

Je veux que vous soyez franc avec moi. Toujours et quoi qu’il arrive. J’ai fini.

Long silence.

-Pourquoi vous voulez marcher avec et pour moi ?

-Vous possédez la même chose que moi.

-C’est à dire ?

-Cette chose qui ne s’apprend pas dans les grandes écoles mais qu’il faut avoir.

?…

-Ce charisme. Vous êtes un meneur. Je crois en vous.

-Et encore ? A nous deux, nous serons forts. Mais. Car il y a un ‘mais’ comme vous le savez si bien…

Voyez là j’ai senti qu’il était aux aguets. Oh les hommes.

-Accomplissez vos fantasmé hors entreprise. MOI y comprise. Sinon ça ne peut pas marcher.

Silence en tourne.

Puis il m’a tendu sa main give me five. Il à pris le phone et Christine sa secrétaire si dévouée m’a tapé mon contrat. Que j’ai signé. Ben voyons. Je venais de ramasser LE pactole.

Certes j’étais euphorique, toute fois conscientes de tout ce boulot qui m’attendait.

Ayant préparé mon plan entreprise j’ai exposé à Boss notre avenir.

Si. Fallait déménager. C’était trop naze. Fallait organiser. Structurer. Les filles, fallait les chouchouter. Fallait faire un barrage LE concernant. Fallait y aller sans pitié pour certains. Fallait… Le temps n’avait plus d’impacte sur nous. Nous avons construit SON empire. Future. En fait, j’avoue le mien aussi. Grisant.

Tous deux nous avons gribouillé sur un papier nos futures démarches. Les priorités. Nous avons refais l’europe.

 

Ceci soit dit j’avais faim. Il était minuit passé. Il a commandé un repas dans un hôtel avec room-service et à ses ordres. Et une bouteille de champagne Dom Pérignon. Classe.

Pas de pizzas ou un quelconque asiate. Il a même pris soin de me demander ce que je souhaitais. J’ai donc eu mon saumon fumé, mes blinis sans caviar, car je n’aime pas, des rouleaux crus de printemps et je ne me rappelle plus. Si des fraises. J’adore les fraises avec une vrai chantilly.

Vu que mon contrat était signé je me suis alloué un verre de champagne.

 

Faut pas avoir peur Bridget. Je vous emmènerais à votre hôtel. M’a-t-il proposé en voyant ma réticence de boire. J’ai ris.

-Merci pour votre offre. Je suis sûre que je vous coulerais à la vodka s’il le fallait.

-Ah ça jamais ! Je suis très fort à ce niveau-là.

Bon, nous n’allons pas faire ce teste ce soir. Ai-je répondu.

J’ai pris mon sac.

Merci pour ce dîner. A dimanche. Ai-je dit.

Il était 2h du mat.

-Comment, et de qu’elle manière dois-je me prendre pour réussir ce séminaire ?

Eh bien pour ce séminaire là JE ferais placer toutes les chaises en rond. Vous au milieu sur une chaise tournante. Ca vous permettra de répondre à l’aise aux questions des différentes intervenantes. Car questions il y aura. Ca vous permettra aussi de vous lever et donner la micro. Vous serez dans une aréne, ça c’est sûr. Mais faut arrêter le truc…Classique. Pour scorer faut les motiver.

La prochaine fois…

Au revoir Samuel. Je dois m’en aller.

-Appelez-moi Sam.

-Appelez-moi Bri.

 

Une fois dans mon lit dans cet hôtel plus que confortable, je n’ai pas pu dormir. J’ai passé une nuit blanche. Trop de choses dans ma tête. Je n’avais pas envie non plus de prendre un somnifère. J’avais envie d’être euphorique. J’avais envie de déguster cet état un max.

J’ai  pris mon petit déjeuner sur la terrasse inondée de soleil. Et puis mon vol. Pour retrouver un homme. J’allais avoir 36 ans et le monde m’appartenaient.

Enfin je le croyais.

by herself SEPTEMBRE 2009 

 

Ecrit par brigetjones30, le Dimanche 13 Septembre 2009, 21:34 dans la rubrique "VÉCU ".
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