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UN MONDE DE CONTES
My Japanese name is Norie Hyobanshi.
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Quel Plaisir, Plaisir..d'Être sur Terre, sur Terre !
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STARDUST
Quand ma deuxième est arrivé, elle aussi aiguillée vers notre salle de réunion par la teutonne, j’ai lu sur son visage, en dehors de son étonnement, un grand point d’interrogation. J’ai secoué la tête, signe entre nous de ne pas me poser des questions. Marie était une belle jeune femme brune de 30 ans née en Algérie. Sa mère était française et quand elle a perdu son mari alors que sa fille avait à peine 15 ans elle était revenue en France. Extrêmement fiable et intègre, sentante son potentielle je l’avais choisie parmi des cinquantaines de CV il y quatre ans. En dehors de ses magnifiques yeux bruns en amande, héritage de son père, sa peau mate, sa chevelure enviable elle avait ce quelque chose qu’il faut avoir, de l’autorité naturelle sur les autres. Elle était multi-langues comme moi et très douée pour bloquer les inopportuns qui voulaient me déranger. Elle coordonnait pour moi mon staff de coordinatrices d’une main de maître, ça va sans dire. Cette jeune femme avait galérée comme pas possible après ses études pour trouver un emploi, et ce malgré ses études poussées. Son nom de famille était Chariffa et personne ne voulait d’une ‘Chariffa’. Quand je lui ai dit que je l’avais choisie pour ce poste j’ai vu dans ses beaux yeux une certaine brillance et se levant, elle m’a donné une poignée de main ferme en me disant qu’elle ne me décevrait jamais. Moi non plus je n’avais eu pour tout et en tout qu’un paquet de chips par jour. A un moment de ma vie, alors nous ne pouvons que nous comprendre. Au contraire de la Clémentine, qui n’embauchait que des connes ou si possible des ‘soumises’ je faisais tout autrement. Je n’avais nullement peur d’être à la hauteur en face des plus performantes. Un des ‘grands’ changement que j’avais prévu en parlant à Samuel ce fameux jour de mon embauche, était de l’informer que le future n’avait pas de frontières et que la Clém était une raciste de première. Je lui ai raconté quelques faits marquants, notamment celle de cette petite vendeuse, même pas 20 ans, qui complètement hyper stressé par elle, allait partir sans sa jupe, quasiment cul nue s’acheter des collants car les siens étaient filées. Je justesse je l’en avais empêché. Ayant TOUJOURS des collants en rabe avec moi, je lui avais filé un des miens. Je l’avais calmée et envoyé manger un morceau, fumer une clope histoire de se détendre. Elle était d’origine arabe. En contre partie je me suis payé la responsable. Croyez-moi, elle a couru à un point de ne plus savoir ou en avait sa tête ! Avant que ne Boss arrive, enfin prête pour cette inauguration dans un des meilleurs centres commerciaux, j’ai entendu par hasard une conversation entre elle et la Clém. M’étais avis que ça ne pouvait que foirer. Une pomme pourrie suffit pour vous gâcher tout votre panier…
Fallait que je joigne Boss. Notre salle de réunion possédait en dehors des toilettes aussi une sortie de secours obligatoire. J’ai attendu le bon moment et faisant semblant de m’y rendre j’ai tenté ma chance. Ouf, personne. J’ai descendu les escaliers, remonté d’autres, fait le guet presque comme Lara Croft et trouvant la voie libre ouverte doucement la porte du bureau de Boss. Personne non plus, il était seul. Boss avec sa tête posé sur ses bras. Signe que c’était grave. J’ai remarqué pour la première fois la petite tensure sur l’arrière de son crâne. Ses beaux cheveux étaient maintenant poivre et sel ce qui rajoutait encore plus à son charme. Avancez Bri. M’a t-il dit en relevant sa tête. Vous avez échappé à ‘l’envahisseur’ ? Il avait reconnu mes pas. -Nous sommes cuites Bri. Cuit de chez cuit. C’est une catastrophe, que dis-je une hécatombe…J’ai fais LA connerie de ma vie. Je voulais vous en faire la surprise. Je voulais vous démontrer l’asse que je suis. J’ai tout foiré. Bon, je me suis dit pour chaque problème il y toujours une solution. En quelques mots il m’a fait le résumé de sa bêtise. Il avait vendu une partie de ses parts à un grand groupe allemand, Kleidering, en se disant avec le fric obtenu et avec cette ‘alliance’ nous pourrions progresser encore plus vite et notamment sur l’Allemagne et l’Autriche. Oui, nous étions cotées en bourse et pour ce faire nous avions fait appelle à nos meilleurs cadres dans le temps qui eux ont investi dans la boîte à hauteur de un voir plusieurs salaires voir leurs épargnes. En toute bonne foi il avait dealé 40% ayant une marge de 60% largement supérieur et ne mettant pas l’entreprise en danger. Or quelqu’un avait racheté en partie les parts détenues par d’autres actionnaires. Combien de parts ils ont raflé ? Ai-je demandé. -Ils ne leur manquent plus que dans les 4000, mais ça ne saurait tarder. Ils seront majoritaires. J’attends Herr Pimpferling dans la matinée. Putain. Une OPA donc. J’ai réfléchi à toute vitesse. Moi aussi j’avais investi et en plus de ça, à chaque départ d’un cadre à la retraite ou pour d’autres raisons rachetées leur part à ceux qui le souhaitaient. Selon mes moyens. Mais là, de suite je ne savais plus combien j’en détenais. Personne ne m’avait contacté. Enfin pas encore. Toute fois j’en avais pas autant. Qui d’autre de vos proches détiennent des parts ? L’ai-je interrogée. Mes ex-femmes, mais elles me les ont cédés sans aucun problème. C’est d’ailleurs une d’entre elles qui m’a informé que l’on voulait lui acheter ses parts. A prix d’or ! C’est comme ça j’ai su qu’il avait anguille sous roche. Et vous ? Vous en avez ? J’ai acquisé mais détruit son espoir en lui expliquant que j’en avais pas beaucoup… Toutefois j’ai pris le téléphone et appelé ma banque. En attendant d’avoir le directeur financier au phone, je ne traite jamais avec les sous-pifs, je lui ai demandé de réfléchir, encore et encore. Huit années avaient passé, huit années d’un développement fulgurant. Il nous restait 12 pour conquérir l’europe. Certes nous avions quelques soucis dans certain pays, notamment les pays de l’Est. Ô j’ai parfaitement compris Boss. Il avait voulu passer à la vitesse supérieure car une année passe si vite…Le temps. Le temps est comme un rouleaux compresseur qui broye tout sur son passage. Le temps est notre plus grand ennemi. Nous ne pouvons pas lui échapper. Comme à la mort. Hier vous aviez encore 20 ans. Aujourd’hui 40. Mais où sont passé toutes ces années ? Il n’y a que les enfants qu’il veulent grandir vite. Que le temps passe plus vite. Après ils comprennent. Après c’est trop tard.
J’ai eu mon directeur affaires financiers, le montant de mes parts. Boss s’écrié : Putain bordel de merde ! Mais c’est BIEN SÛR ! J’ai oublié ! Je ne sais pas si vous avez déjà travaillé avec ou pour un juif. Croyez-moi ça vaut le coup. Il se tapé sur les cuisses, à levé ses bras vers le ciel, enfin vers le plafond puis m’a embrassé et soulevé, serré à m’en étouffer presque. -Alors Bri vous en avez combien ? Je le lui ai dit, mais j’ai pensé qu’il le savait déjà. -Parfait. Faut que nous gagnons du temps, impérativement Bri, ok ? Au moment de vouloir en savoir plus, sans même frapper à la porte, Herr Pimpferling est entrée ainsi que tout son staff. Guten Tag. Pimpferling, Alois Pimpferling. On aurait dit un Obersturmbahnführer. Manquait juste le claquement des bottes. Mais l’inclination de sa tête y était. Signe d’une bonne éducation. Faut savoir que je n’aime pas mon peuple niveau business. Pire que les Hollandais, autant que les Japonais. Terribles les ‘schleuhs.’ J’étais là, plus belle que jamais et mes yeux bleu Prusse étaient glacials. J’étais prête à défendre Big Boss. Samuel. Over my dead body. Boss ne se pas levé. Moi j’étais debout derrière lui. Une main posée sur son épaule. Voyez le tableau ? Je crois que non.
Huit ans plutôt.
Arrivée d’un vol très tôt pour notre séminaire dans cette salle dite de fêtes et remplis à cette époque d’une soixantaine de responsables de boutique ainsi que de 5 coordinatrices, j’étais belle. J’avais passé toute une journée et une nuit à faire l’amour à plus soif et l’amour rend belle. Indéniablement. Comme prévue Boss avait fait aménager la salle en aréne avec la chaise au milieu. Je me tenais en background car nous souhaitions donner quelque chose de ‘spectaculaire’ à nos troupes. Nous avions convenu aussi de dire la vérité sur notre découverte, le pourquoi sur le départ de la Clém. Tôt ou tard elles l’auraient su de toute façon et ceux qui étaient tentés, seraient avertis. Pour ceux qui étaient impliquées une réunion était prévue. Pour finir avec la Clémentine j’avais vivement déconseillé Boss d’aller devant les tribunaux, car il y a la presse. Ayant gardé un ami précieux dans ce milieu là, mon soucie était d’éviter tout scandale nuisible à notre expansion. Il a compris mon argumentation et Clém, devant les faits à signée un papier nous mettant à l’abri. D’ailleurs elle n’avait pas le choix. C’était ça ou la prison. Option en plus, le remboursement de ses détournements. Je vous épargne sa défait. Sa haine envers moi inscrit dans ses yeux. Samedi en fin d’après-midi et en pleins ébats amoureux mon phone a sonné. J’ai laissé mon amant sur ses fins et j’ai répondu, car en dehors de Boss, personne ne l’avait. Pas de came dans la boutique. Perquisition dimanche confirmée. Jouissance.
Il était dans l’aréne, avait pose sa veste, retroussé ses manches. Il a fait son speech, les résultats obtenues et j’en passe. Puis annoncé le départ de la Clém. Silence. Il leur a dit la vérité, enfin celle, une version que nous avions concocté ensembles, qui ne pouvait pas nuire. Je l’ai trouvée très vulnérable. Enfin dans mon for intérieur. Alors les questions ont fusés. Normale. Il a répondu à tous. Le micro passait et il répondait calmement. Le plus franc possible.
Anna était placée dans un point stratégique du ‘ring’. De là où je me trouvais, je pouvais voir sa réaction. Débarrassée comme par miracle de la Justine, elle aussi impliquée, elle nous avait fait une collection magnifique. D’ailleurs je portais sur moi sa dernière inspiration. Bon, il en avait de toutes les couleurs, pleins de choix, mais pour cet évènement-là j’ai choisi des leggins marron uni avec une tunique orange. Au tour de ma taille une ceinture marron large qui mettait en valeur mes hanches et mes seins. Puis que nous étions en septembre j’avais mis des bottes. Marrons. 14 cm les talons. LE moment était venu et Boss l’a interpellez. -Si nous avons fait notre chiffre d’affaire encore une fois c’est grâce à Anna. Anna ? Elle se leva fière. Applaudissements. Standing ovation. Anna et ses collections. Elle le méritait et au combien ! Elle m’a vu en arrivant, m’avait fait un petit coucou. Anna. ‘Petite main’ dans une petite maison de couture devenue très grande par la suite, à coudre ses perles, que sais-je, avait pour unique ambition et croyante à son talent d’être un jour styliste. Samuel a cru en elle. L’a ‘débauchée’. Et son rêve se réalisé. Anna n’avait pas d’heures. Elle commençait son travail vers 22h. Quand elle était inspirée. Vers 8/9h du matin elle allait dormir. Vers 13/14h elle prenait son petit déjeuner. Après elle faisait les boutiques. Les grandes boutiques. Pour voir les ‘œuvres’ de la concurrence. Ensuite elle dessinait. A part moi et peut être Samuel personne ne connaissait sa vie. Suite à son offre de m’aider dans mon ascension, notre repas, j’ai déboulé un jour dans son atelier à l’improviste. Ma petite âme d’artiste fut comblée. Ce jour là j’ai compris pourquoi Samuel avait flashé sur elle. Et j’ai compris aussi que mes ambitions persos d’artiste étaient complètement désuètes vue ce talent. Elle avait des livres partout parlant de costumes de toutes les époques. Magnifiques. Elle m’avait offert un verre de vin et puis que c’était elle, je l’ai accepté à 16h de l’après-midi. Anna savait déjà que j’allais percer toute seule. Mais elle a voulu me faire part d’un secret. Enfin ce que je croyais alors. Elle ne m’a pas dit non plus : Débarrassez-moi de Justine. Oh non.
La voix de Boss. -Et voilà, je vous présente celle qui va remplacer Clémentine ! Voilà Bridget ! C’était mon tour. Putain. J’avais fait, préparée mon discours dans l’avion. Un peu bâclé je dois dire. Mais bon. Je n’ai jamais eu le traque de parler en public. Niveau boulot. Vous allez rire. Dans ma vie privé je suis plus qu’humble. Jamais au boulot. Je me suis avancée, pour une fois dans toute ma ‘beauté’, cheveux défaits et magnifiquement bouclés, une idée de Boss, et dans ce nouveau look. Silence total. Je sentais que cette foule avait une attente. C’est comme si vous êtes une ‘people’. On attend de vous d’être belle et que sais-je. Si vous vous présenté d’une manière banale avec votre tête de tous les jours, bah, les gens sont déçus. Aussi simple que ça. Eh bien j’allais leur en donner. -On dirait que je suis le mannequin maison, hein ? Silence. -Eh bien je ne le suis pas. Je m’appelle Briget et comme vous je chie. Rires. -Par contre j’ai besoin de VOUS pour m’aider. J’ai besoin de vous tous. Car SANS vous je ne suis rien. Silence. -Voilà mes propositions. Désormais chaque boutique pourra participer aux challenges. Equitablement. J’ai moi-même tenu une boutique mal placée en attendant une autre plus opportune. Etonnements. Murmures. -Oui, j’ai démarré dans une boutique plus que pourrie. En attente de trouver un ‘meilleur’ emplacement j’ai fait confiance à Boss. A partir de ce jour tous auront leurs chances. Vous êtes des responsables de boutique. Mais vous n’y êtes pour rien de n’avoir l’emplacement rêvé que certains ont. Dans le future, dès que je verrais un emplacement meilleur…Je vous y mettrais ! Murmures. -Alors j’ai décidé que les boutiques ayant l’emplacement n° one doivent faire bien plus de CA que vous. Au prorata. Sinon, ça serait injuste. Applaudissements. -Je n’aime pas l’injustice. Silence. -C’est Corinne de B. qui à gagnée le challenge ! Etonnements. Car ça s’était déjà causé qu’une des boutiques des chouchous de Clém avait gagné. Oh les femmes. -Elle a fait une augmentation de + 20%. Ce qui m’a permis de faire face aux boutiques peu performantes. Silence. Levez-vous Corinne ! La jeune femme, surprise et confuse se levée. Applaudissements. Venez ! J’ai dit. Elle a reçu son collier de perles d’une valeur de 2000€ plus son voyage, enfin un bon lui permettant de partir dans un certain délai nous convenant. Heureuse et enfin récompensée pour son travail elle avait les larmes aux yeux. La salle était debout. Je n’ai même plus regardé ma feuille‘pense-bête’ par la suite. Ca venait tout seul.
Sachez qu’à partir d’aujourd’hui TOUT va changer. Je vous en ferai part via fax. Nous sommes devenues une entreprise qui progresse et ceux qui ne veulent suivre resterons sur place. A vous de voir. Dehors il y a deux cars qui vous attendent ! Surprise ! Bonne fin d’après-midi et surtout bonne soirée ! J’espère que vous avez toutes des bonnes vendeuses pour assurer lundi ! Rires d’excitation. Par contre les responsables de T, B, A, O….restent là. J’avais nommé 15 boutiques. Et vous aussi. J’avais nommé une coordinatrice. Qui la vie est cruelle. Toutes les autres sont partis. Plein de joie et ceux qui devaient rester ne menaient pas large.
Ce foutu séminaire était enfin fini. Nous étions crevés. Fallait pas montrer notre fatigue. J’avais déjà fait virer notre expert-comptable carnassier. Pour faute professionnelle. Si on est SI doué on se doit de vérifier. ET ne pas regarder sous les jupes des si jolies femmes… Je passe sur le fait que la responsable voleuse attrapé était vraiment bête. Vers 22h nous avions fini de cuisiner les chouchous de la Clém. Avec Boss nous étions d’accord de ne pas forcement les virer de suite. Il nous fallait du temps d’embaucher d’autres. Handicap. N’est pas responsable qui pense l’être. Nous offrons à la clé une boutique.
Ce jour là, j’ai vraiment compris Samuel. Je crois même que ce jour là j’ai commencé à l’aimer. Enfin je veux dire qu’il a gagné mon cœur. Le lendemain nous avons commencé notre inspection. De toutes les boutiques. Fallait passer par-là. Fallait que nous nous fassions un avis. Et sauver les meubles.
Mon règne commença. Il était fait de plein d’humanité mais impitoyable.
© DC de H Ecrit par brigetjones30, le Mercredi 16 Septembre 2009, 23:14 dans la rubrique "VÉCU ".
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Kabotine : c'est bien l'anti spam... au fait dispo pour un tour à la capitale prohainement ?
suzanne-r : Awesome blogger : [Lien] brigetjones30 : Wow!Un tag!GENIALE! brigetjones30 : @Kbo: Impossible. Je ponce, je passe les sous-couches. Merci!;) Kabotine : un petit "cadeau" pour toi chez moi... ;o) brigetjones30 : Merci!C la même chose qu'avesome??? Mais qui vais-je taguer?!-:)) Margotte : 22 Novembre 2009... bientôt Noël ;) brigetjones30 : Oh...Je suis sans voix.Ma chère, chère Margotte. J'suis vachement émue.
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