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UN MONDE DE CONTES
My Japanese name is Norie Hyobanshi.
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MES MONDES
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songe : 1984 à 2012, et si Orwell c'était bientôt ?
sequences : Cap. parmakoma : J-3 : sur les traces de Tchekhov voyages : Ог 086; penseeenvrac : quand le passé ressurgit.. sca : CALENDRIER 2009-2010 poesie-rim : Sospesa edie : Réponse de Bob Dylan: climaginaire : Vestiges (Le chant des stryges - Tome 5) glacon : Bla bla blahhh (1) |
Quel Plaisir, Plaisir..d'Être sur Terre, sur Terre !
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STARDUST
Pimpferling était très bien de sa personne. Mère aurait dit un ‘schmock’, moi un Lackaffe. Vous un parvenue. Il avait dans les 40 ans, était brun aux yeux bruns, petit nez en pointe et sa lèvre inférieure avait la même forme qu’une carpe. Dents à la white Beverly Hills. Il n’était pas très grand. J’ai vu en un clin d’œil qu’il portait des chaussures certes d’une brillance impeccable mais réhaussés du talon d’au moins 5 bons cm. Au pif je ne lui donnais pas plus que 1.65m. Pieds nus. Toute sa personne m’insupportait. Son visage trop carré, sa fossette au menton, ses mains trop manucures. Même son costard ne me plaisait pas. Coupe impeccable certes mais nullement d’un grand couturier. Moyen gamme. Le pire était sa cravate. Bariolée avec des fleurs dessus porté avec une chemise en satin d’un rosé qui se voulait saumon. Horreur pour mes yeux.
Faut toujours se méfier des hommes petits, ils sont comme les petits chiens, très mordeurs.
Son staff n’était guerre mieux. Deux grosses vaches à petites talons pour ne pas le dépasser je suppose, et un type tête de fouine qui m’avait regardé comme une fata morgana et vite baissé les yeux. Je n’aime pas les personnes qui ne me regardent pas dans les yeux. La timidité a ses limites. C’est sont des fourbes. J’ai constaté tout cela en une minute, un talent innée. Samuel m’ayant demandé de gagner du temps, j’étais fermement décidée d’un gagner !
-Vouche preferer kelle langke pour nousse mettrer d’accordeu ? A-t-il demandé. -Américain, enfin anglais. Boss a dit. Mais épargnez-moi votre mauvais français.
Boss. Ses futurs parents s’étaient rencontré aux States. Ayant sentie, elle en Allemagne, lui en France ainsi que leurs parents que la marche de Hi.tler allait les détruire, ils ont su prendre chacun de leur côté le bateau pour la liberté. Non. Pas la terre promise. Les USA où avec le peu d’argent qu’il restait à leurs parents, ils les avaient envoyées vers des lointains cousins. Ils se sont rencontré et de cette union Samuel était née. Ses parents tenaient une petite épicerie dans un bled au fin fond de l’Ohio et ne pouvant se permettre d’envoyer leur unique fils dans une école privé, il aidait ses parents après l’high-school. Se rendant compte que son destin était ailleurs que cette vie étriquée et que l’argent ne se trouvait pas parterre dans la rue mais par soi-même il partit pour NY, plaque tournant des affaires... Après moult jobs pour survivre la chance lui sourit enfin. Il s’était présenté pour un job comme coursier chez Stein.beck &Co, une banque qui avaient pignon sur rue à Wallstreet. Il comprit la ‘fratrie juive’ car on lui donna sa chance. Très vite il monta les échelons et avec l’argent gagné prit des cours du soir. (Là je ne dis pas plus) Il parlait parfaitement sa langue maternelle et paternelle et j’en passe, on va dire cela comme ça.
-Oh pardon ! Je n’ai que 3 chaises visiteurs. A-t-il dit en se levant. Je vais vous en chercher. Un café peut-être ? Oui ? Bridget allez donc nous faire du café ! Du coup nous sommes sortis tous deux en même temps les laissant seuls et baffs. Vite, il m’a dit. J’ai deux coups de phones à donner ! Faites-leur du café, trouvée deux chaises j’arrive !!! Vous avez déjà vu un chasseur devant sa proie à sa porté ? Ou un homme en rute devant votre chatte ? Il avait ce regard-là. Un loup. Un homme qui n’avait aucune envie de ce faire voler son entreprise. Quand nous avions fait nos plans pour notre nouveau siège, nous avions prévu dans chaque bureau le même système. Pas d’open-space, intimité préservée avec un petit coin kitchenette comportant une cafetière, un mini-fridge pour stocker d’éventuel repas, boissons ou yaourts voir glaçons, un micro-onde posée sur un placard bas. Une bobonne d’eau. Cela permettait à chacun de gérer ses jours voir nuits, car au siège, il n’avait pas d’heures. Donc je me suis rendu dans le plus proche, bien sûr vide. Celui de notre directeur financier adjoint, pur hasard. Il s’appelait Manuel. J’ai mis la cafetière en route, prise la première chaise et en voulant prendre la deuxième, par mégarde un de ses pieds a touché la corbeille à papier qui se renversée. La vie est fait de pleins d’hasards. A fond et depuis le début de mon travail dans les stats, les chiffres, un papier, à peine roulée en boule m’a fait tiquer en le ramassant. Je l’ai défroissé. Des noms, des chiffres. Points d’interrogations. Mon cœur cognait. Ils s’agissaient de nos actionnaires. Un papier ne sert à rien sans entête ni signature. Bizarrement dans les moments les plus tragiques de ma vie j’ai toujours su aller aux priorités. J’ai apporté les chaises dans le bureau de Boss en souriante. Le café arrive ! Prenez place je vous en prie. Faut toujours rester poli devant son ennemi. Un coup d’œil m’a suffit pour voir que Pimpferling avait déjà pris place. Enfin il était entrain de tester le fauteuil de Boss. Et je suis retournée à vitesse mach 3 dans le bureau concerné. Je me suis sentie comme l’héroïne de tous ces films et livres que j’avais vus ou lu en débranchant le Lab-top, l’ordinateur car pour moi il était clair qu’il contenait toutes les données. Je ne connaissais pas le mot de passe mais je savais qu’il fallait le mettre en lieu sûre. Mais où ? La cafetière dans une main et dans l’autre le portable avec dessus 6 gobelet, sucre, cuillères, le tenant comme un plateau j’ai croisé Boss qui ne me posait aucune question. Dans son regard une jubilation. Nous sommes entrés dans son bureau en même temps. Un quart d’heure ce n’est pas beaucoup. Ils n’ont rien vu. J’ai posé mon précieux ‘plateau’ et j’ai servi le café en souriante. Quand je souris ça veut dire que je deviens dangereuse. Comme un crotale. Niveau affaires. Née sous le signe du serpent, cela me paraît normal.
La conversation qui suit c’est passé en anglais. Je la poursuis en français.
-Merci pour le café. Il est très bon. A dit Pimpferling. Et si vous renvoyé votre secrétaire ? Après tout c’est très confidentiel. -Non. A dit Boss. Elle n’est pas ma secrétaire. Elle est mon associé. En dehors du fait qu’elle occupe le poste de DRH et DC. Cela vous pose un problème ?
8 ans plutôt.
Après le séminaire, dès le lendemain nous sommes partis tous deux inspecter les boutiques. Par train, par avion, jamais en voiture. Dès fois cela nous prenait peu de temps, dès fois beaucoup. Nous avons commencé par les boutiques des ‘chouchous’. La cadence était infernale. Et je me suis dit que tous ces années à faire du sport, cette discipline m’a énormément aidé. Dans chaque ville, chaque boutique Boss avait fait SA ouverture. Il connaissait les meilleurs endroits, resto, hôtels, jamais bas de gamme et il m’y a emmené. Invariablement, petit à petit j’ai compris qui était cet homme. Invariablement j’ai compris quel était mon don. Ayant commencé au plus bas de l’échelle, je rentrais dans une boutique et en un coup d’œil je voyais ce qu’il n’allait pas. Ce à tous niveaux. Le merchandising, les vitrines, la poussière, les vendeuses. Pendant que Boss contrôlait et discutait avec les responsables je mettais à jour la boutique tout en discutant avec les vendeuses l’air de rien. Le soir venu, dans un autre train avion, nous faisions le point. Et ensuite, enfin arrivé dans un hôtel dit de luxe, chacun prenait la clé de sa chambre. Chacun pour soi. Ô mes chères amies il faut bien cela. Un room-servive 24h/24h est bien précieux. Je me faisais réveiller à 5h du matin. J’attaquais mes 150 abdos, me faisais servir à 6h mon petit déjeuner fait d’un steak et de pâtes, café. Si. Car pendant la journée je ne mangeais quasiment rien. Pas le temps. Au lieu d’un café je prenais un jus d’orange pressé si j’avais l’occasion dans la journée ou si j’étais fatiguée. Samuel aimait avant tout que je sois belle. Pour me présenter. Partout. Je n’avais pas besoin de vêtements. Je voyageais avec peu car dans chaque boutique je pouvais prendre les vêtements qui me plaisaient. Feuille d’inventaire à l’appuie. Je me souviendrais toujours de cette image.
Nous deux. Chaussée de mes high-heels du coup même taille que lui. Avec mes cheveux d’un mètre. Belle. Lui très classe. Traversant ce centre commercial et tout le monde nous faisant place. Ce sont écartés. J’ai retenu une chose : Plus que tu en fais, plus ça marche.
C’est lui qui portait les lourds dossiers. Perso je ne portais que peu. Mes dossiers, feuilles, étaient fait d’un assemblage de papiers prise en sténo à ma manière. Un jour j’ai oublié une feuille dans une boutique, personne n’a pu la déchiffrer. Et il avait des soirs. Où Samuel me disait ‘repos’. On se voit lundi. Ca voulait dire qu’il allait voir une femme. Pas la sienne… La première fois quand il m’a dit cela j’ai dormi toute mon saoule sous la couette. Ensuite je partais moi aussi.
Fin novembre nous avions quasiment terminé l’inspection, restaient quelques boutiques dans mon fief. Nous étions fatigués et le train qui nous emmenait vers la Savoie endormant. A tel point que je me suis endormi sur son épaule. Lui aussi s’endormi et du coup nous avons raté notre destination. Ah quelle merde ! Dehors, sur ce quai de gare à pas d’heure et dans un bled, consultant vaguement l’affiche je me suis rendu compte que je n’étais qu’à vingt minutes de chez moi. Enfin de mon studio. Taxi. Il a dormi sur un matelas parterre, moi dans mon lit. Le lendemain matin il m’a apporté mon petit déjeuner au lit. Personne, jamais aucun homme ne me l’avait fait. Même pas mon mari. Tout y était, même une petite rose. Vous savez quoi ? J’ai pleuré. Il m’a tendu un mouchoir et m’a dit : Bon Bri, si en faisait le point ? D’après mes calcules…. Ca m’a fait penser à mon entraîneur. Allez Bri ! Allez saute ! T’es LA meilleur ! Du coup je lui ai envoyé le plateau à la figure et je lui ai dit qu’il pouvait inspecter MES boutiques tout seuls. Certes faut scorer.. Mais j’ai trouvé que le score était atteint. Je l’ai viré. Il est partie sans se retourner.
Ecrit par brigetjones30, le Lundi 21 Septembre 2009, 03:04 dans la rubrique "VÉCU ".
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BLABLAS
brigetjones30 : @Castor: J'ai trouvé les phot's très belles et nullement sfw!(porn)
brigetjones30 : Précise ce que tu entends par sfw. Kabotine : c'est bien l'anti spam... au fait dispo pour un tour à la capitale prohainement ? suzanne-r : Awesome blogger : [Lien] brigetjones30 : Wow!Un tag!GENIALE! brigetjones30 : @Kbo: Impossible. Je ponce, je passe les sous-couches. Merci!;) Kabotine : un petit "cadeau" pour toi chez moi... ;o) brigetjones30 : Merci!C la même chose qu'avesome??? Mais qui vais-je taguer?!-:))
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