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UN MONDE DE CONTES
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Quel Plaisir, Plaisir..d'Être sur Terre, sur Terre !
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STARDUST
Epilogue.
15 ans plus tard. Paris.
Je l’ai reconnue dès suite. Assis au bar, un verre de champagne devant lui pas encore entamé. Mon cœur cognait. Je me suis traité d’imbécile. Il était 11h moins 10.
Quand le téléphone a sonné, j’étais au jardin et c’est donc Cy qui a répondu. Il m’a appelé et quand je suis arrivé m’a tendu le phone me disant ‘un de tes ex’. J’ai haussé mes sourcils d’une manière interrogative, mais il n’a rien dit de plus. J’ai fait une blague à votre mari. Il a dit en riant. Vous m’en voulez ? Bri ? J’ai ri. Mais nullement Boss ! Ai-je répondu. Comment ça va ? Par qui avez-vous eu mon phone ??? Anna. A t-il dit. Bien sûre Anna. Qui d’autre qu’Anna ?! Que puis-je pour vous ? L’ai-je interrogé. Je suis à Paris et… …Et vous vous êtes dit que… Que ça serait bien de vous revoir. M’a t-il confirmé. Possible ? Oui. Ai-je dit. Où, quand ? Quelle heure ?
Et me voilà donc dans le bar du Crillon toutes de rouge vêtu avec ses fauteuils et tabourets si confortables, son piano et j’en passe. Il y avait peu de monde. Qu’il soit là avant moi ne m’a pas étonnée non plus, même si moi j’avais 10 minutes d’avance. Ainsi avait toujours été le jeu entre nous deux. Je n’ai jamais été en avance sur lui. Quand le taxi est arrivé place de la Concorde j’ai demandé au chauffeur d’attendre et fait un signe au portier prêt à ouvrir ma porte. Pendant que son compteur tournait j’ai arrangé mes cheveux maintenant mi-longs style H.eidi K., dans le retro-viseur, je me suis mise un peu de blush car ma peau étais un peu blanche et je me suis regardé une dernière fois. J’avais mis l’accent sur mes cils, mes yeux. Je portais pour l’occasion un leggins de couleur marron revenue à la mode, tout revient, LA tunique orange de jadis ainsi que des bottes DK assortis qui cachaient à merveille mes mollets de sportive. Petit clin d’œil s’il s’en fallait. Bien. J’ai payé le taxi et le portier m’a ouvert la porte en souriant. Je lui ai glissé un billet de 10. Samuel aussi devait avoir changé ai-je pensé, étant plus âgé que moi.
Sans se retourner il m’a dit ‘Bonjour Bri’ ! Bonjour Sam. Ai-je répondu. Divin votre parfum. M’a t’il dit en se levant. Je le reconnaîtrais entre mille ! Et il m’a serré dans ses bras affectueusement. Il a pris ma main et comme un danseur de rock avec sa partenaire m’a fait tourner sur moi-même. Waw ! Que j’aime les belles femmes ! Exubérante il avait toujours été, exubérant il était resté. Certes il avait changé. Le temps laisse des traces, mais il portait bien son âge. A peine quelques rides et un léger embonpointment que personne ne l’aurait remarqué sauf moi, caché qu’il était dans ses habilles super classe. Un claquement de doigts plus tard et nous voilà installé dans un petit coin tout feutré, seau de champagne, amuse-bouches à foison, que vouloir de plus. J’étais émue, car il avait choisi mon champagne préféré. Rien ne s’oublie donc jamais ? Pas pour les gens qui vous aiment vraiment.
Il a sorti un élégant porte-cigares en argent de sa poche, s’allumé un cigarillo pur havane. J’adore cette odeur. Mettent un amuse-gueule dans la bouche, nullement garni de caviar car il sait que je n’aime pas ça, j’ai attaqué la première. -Vous avez donc perdu votre licence. -Oui. Quand j’ai signé j’ai oublié que l’Europe s’allait ‘s’étendre’. Je ne pensais pas que cela pouvait aller si vite. Je pensais 20 ans étaient suffisants. Erreur de ma part. Et puis vous êtes partie en me laissant Sabrina. Cela ne m’a pas aidé non plus. -Personne n’est indispensable, Sam. -Vous ? Si ! -J’ai fait mon choix. Je devais faire mon choix. -Il était le bon ? Il a levé son verre. Tschin Bri ! J’ai fait de même. J’ai laissé ma réponse en suspense. J’ai repris un amuse-gueule aux crevettes. Je restais silencieuse. La meilleure manière de faire parler un homme est de l’écouter et de se taire. -Manuel n’a plus jamais trouvé du boulot. J’ai ri. -Comment vous vous êtes prise pour savoir que son ordinateur contenait sa trahison ? -Eh bien, par mégarde. J’ai renversé sa poubelle. Ca l’a fait rire, il se tapé sur les cuisses comme jadis, il s’en foutait d’être dans cet endroit si feutré. Quelques têtes se sont même retournées sur nous. J’ai allumé m’a première cigarette, enfin c’est Samuel qui m’a donné du feu. -Pour Anna, comment avez-vous su ? Un point pour lui. Je l’ai regardé, vraiment regardé et me suis dit que je lui ferais bien l’amour. A cet homme à femmes. Ah non ! Pas à cause du cadre ou nous étions. Non. Ni à cause de son fric. Je le trouvais séduisant. -En fait je n’ai jamais vraiment su. J’ai supposé. Nuance. Pure tactique de ma part. -J’avais envoyé Anna vous sonder. Je ne souhaitais pas une deuxième Clémentine. Elle a fait semblant d’être saoule et vous étiez parfait. Par contre elle ne savait pas que vous connaissiez Karl. J'ai bu mon verre de champagne d’un coup. Anna m’avait testé, soit. J’aurais fait de même. -Certes, mais en dehors de moi je ne voyais personne d’autre qu’elle détenir des parts dans votre société. Quand Pimpferling est arrivé. -Pourquoi ? -Raoul. C’est votre fils. Il a pris du temps pour répondre. M’a servi une autre coupe. -Alors vous lui avez donnez des parts. -Oui. Tschin Bri ! Et si on passait à table ? Un serveur discret, une salle plus loin. Il fait beau. J’étouffe dans cette salle. IL demande une table sur la terrasse. Vide. Ils nous dressent la table. On peut tout obtenir avec de l’argent. Beaucoup. Mais ne PAS tout. Je me penche sur la carte sans la lire. J’ai tellement vu de cartes. Je le regarde. Il hoche la tête. Me regarde affectueusement. Ce n’est plus mon Boss. C’est un homme qui a envie de me faire plaisir. Derechef il commande deux plats de cuisses de grenouilles. Quand nos deux assiettes arrivent, seulement garnis de douze chacun il claque dans ses doigts et deux autres suivent. Il nous fallait au moins cela ! Nous ne parlons plus, nous décortiquons avec les mains et nous en foutons de ce que qui conque puisse en penser. Nous adorons les cuisses de grenouilles. A plus soif. Nous mettons même nos serviettes dans l’encolure, lui dans l’encolure de sa chemise, moi dans celle de ma tunique. A nous deux nous sommes les rois des cuisses de grenouilles ! Chaque fois que nous avions à fêter un évènement et surtout quand nous nous trouvâmes dans une certaine région en France, plats de cuisses de grenouilles à gogo ! Faisant fie aux convenances, se léchant les doigts après. Nos cafés arrivent, car nous ne prenons rien d’autre. -J’ai connu Anna quand j’étais très jeune. Elle était la styliste en vogue. J’en suis tombé amoureux. Elle voulait un enfant, alors…Elle avait 15 ans de plus que moi, j’ai assumé. J’aime les enfants. Elle ne m’a rien demandé, juste cet enfant. Ensuite elle est devenue m’a meilleure conseillère et styliste maison. -Et aujourd’hui ? -Je la vois de temps en temps. Mon fils tient une galerie, c’est un artiste accomplit ! Et vos ex ? Ai-je osée. Silence. -Vous savez Bri, la vente de toute mon affaire ne m’a pas laissé tant que ça. J’avais investi et acheté des magasins en nom propre. C’est ça in fine qui m’a sauvé. En résultat consolidé j’en ai tiré de quoi payer mes avoirs et de vivre confortablement en payant mes pensions. Et vous ? Votre choix ? Bon je savais via Anna, qui m’avait appelé pendant trois ans pour revenir au taf, que tous ce qu’il disait était vrai. Two points pour lui. Oh, mes chers amis, faut toujours rester sur ses gardes. Cependant. Il jouait franc jeu. -A vrai dire je ne sais pas. Toute fois je pense que c’était le bon. -Vous venez de dire n’importe quoi. Ca ne veut rien dire Bri ! Ce que vous dites ! Soit vous savez, soit vous ne savez pas ! Silence. Et vos amants ? Vous en avez toujours ??? -Si vous me commandé une poire William’s bien glacé, je vous en dis perhaps plus.
Les choix, aimer, travailler, les choix. Métro, dodo, boulot. Train, avion. Les choix. Peut-on faire des choix ? Vraiment ? Oui on peut, si on a beaucoup d’argent. On peut faire des choix, mais ne pas acheter l’amour vrai. En aucun cas. Ni d’ailleurs la santé.
Maintenant nous sommes seuls sur la terrasse. Nos cafés sont vides, les ‘gâteries’ mangés, devant moi ma poire glacée, devant lui son cognac. Je lui raconte mon choix. Entre autre avec mon fric l’entreprise montée. Je lui raconte l’OPA sur ma petite entreprise. Je lui raconte un résumée, car en dehors de lui je ne vois personne qui pourrait comprendre. Il se tape sur les cuisses quand je lui raconte comment j’ai eu le ‘singe’. 75 000€ de plus, pour lui une bagatelle, mais c’est important vu l’échelle. Je lui raconte, je suis intarissable, ma bataille. Mes pauvres sous que j’avais mis dans l’entreprise de mon mari pour qu’il puisse répartir. L’envergure et comment j’ai baisé tout le monde. Qu’une fine j’ai gagné. A qui le dire. Je n’ai que lui. Silence. Je hoche la tête et il commande une autre poire glacée et cognac pour lui. Il les fait monter dans sa suite, car la terrasse est envahie maintenant.
Sa suite est très belle. Je me rends dans sa salle de bain tout en marbre. Nullement impressionnée. Histoire de me rafraîchir. Le serveur arrive et dépose notre commande sur la petite table du salon, s’éclipse comme une ombre. Fin d’après-midi, j’ouvre les fenêtres. Je prends mon verre, je déguste. -Bri ? Bri je n’ai jamais su à quoi vous marchez. L’argent, le pouvoir, le sexe. Rien ne semblait vous toucher. Et vous ne m’avez pas répondu pour vos amants ! Ah ! Mes amants ! J’ai dit. Ca vous a toujours intrigué, hein ? Vous savez, quand j’étais une toute jeune femme j’ai aimé un homme à plus soif en pensant que je ne pourrais jamais aimer plus. Or je me suis aperçu que l’amour a des multiples facettes. Du coup j’ai continué à aimer. De mes amants je n’attendais rien. Mais alors rien. Je les choisissais parce que j’étais attiré, parce qu’ils croisaient mon chemin, je leur faisais l’amour de tout mon être et après ils étaient libres. Inconsciemment je choisissais des hommes à femmes. Excellent amants. Espérant pas de suite. Mais je devenais leur ‘came’. Plus que je les laissais libres, plus qu’ils voulaient de moi. A la fin cela devenait hyper compliqué. Ils voulaient tous m’épouser. M’avoir pour eux. Saisir l’insaisissable. Moi.
-Et moi alors ? Pourquoi pas moi ?! -Sam, je m’en doute que vous ayez couché Sabrina sur votre bureau. Une semaine ? Deux ? -Une. J’ai ri. -Jolie score ! Bravo. Bon. Ben voyez, moi j’ai mes principes ! Jamais avec mon Boss ! La dernière phrase nous l’avons prononcé en commun. Il était tard. Bon allez, faut que je m’en aille. J’ai dit. -C’est comment votre maison Bri ? Vous rêviez de quoi Bri ? Vous êtes heureuse ??? -Oh mon rêve était banal. Un homme à chouchouter, à aimer, 4 enfants si possible et faire des confitures. Une petite maison pas comme les autres cependant. Pas un truc null acht fünfzig. Aujourd’hui j’ai ce que je souhaitais. Une petite maison en torchis avec 1ha de forêt autour, un étang. 400ha autour non constructibles. Des champs de blé à perte de vue comme là où je suis née. Même un Gps ne peut me trouver. Je vis au gré des saisons. J’invente mes confitures et pour les enfants, puis que j’en ai pu en avoir, j’accueille celles des autres quand ils vont mal. J’écris aussi. Des contes. Je chouchoute mon homme, mon chien et mes deux chats. J’ai deux chevaux aussi. J’ai réalisé mon rêve. Enfin si on veut. Les enfants disent que j’habite une maison de sorcière ou celle de blanche-neige sans les nains. Comme chez Walt. L’argent ? Le pouvoir ? Le sexe ? Tout est utile bien sûr sachant bien l’employer. Selon sa conscience, mais j’ai appris une chose… -Oui ??? -Plus que vous pensez vous approcher des étoiles, plus que vous essayez de les saisir, plus ils se faufilent encore plus loin. Nous ne pouvons attraper les étoiles. Juste obtenir avec un peu de chance un peu de leur poussière. Silence. QUI vous attend ce soir Sam ? Ai-je demandé. Personne. A t-il répondu. J’ai quatre ex-femmes, huit enfants et trois petits-enfants et PERSONNE ne m’attend. -Moi, on m’attend. J’ai un train à prendre. -Restez avec moi Bri! Juste une nuit... Non ai-je dit. -Mais pourquoi!!! -Vous le savez bien Sam. Je voudrais que vous resté mon ami. Je me suis approché de lui et après des bises d’au revoir j’ai claqué doucement sa porte. Dans le couloir qui me menait aux ascenseurs j’ai croisé le garçon d’étage qui avait sur son plateau d’argent une bouteille de cognac. Je l’ai vu frapper doucement à sa porte.
© DC de H Ecrit par brigetjones30, le Mercredi 7 Octobre 2009, 23:25 dans la rubrique "VÉCU ".
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Commentaires :
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BLABLAS
brigetjones30 : @Castor: J'ai trouvé les phot's très belles et nullement sfw!(porn)
brigetjones30 : Précise ce que tu entends par sfw. Kabotine : c'est bien l'anti spam... au fait dispo pour un tour à la capitale prohainement ? suzanne-r : Awesome blogger : [Lien] brigetjones30 : Wow!Un tag!GENIALE! brigetjones30 : @Kbo: Impossible. Je ponce, je passe les sous-couches. Merci!;) Kabotine : un petit "cadeau" pour toi chez moi... ;o) brigetjones30 : Merci!C la même chose qu'avesome??? Mais qui vais-je taguer?!-:))
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